Demandes de Greenpeace

La politique agricole européenne

La politique agricole européenne devrait tenir compte des éléments scientifiques qui évaluent les menaces pesant sur les populations d’abeilles domestiques et de pollinisateurs sauvages.

Il est indispensable de prendre des mesures urgentes pour protéger le service écosystémique essentiel de pollinisation. Des méthodes permettant de protéger les abeilles doivent être intégrées aux politiques agricoles en vue d’encourager une agriculture plus respectueuse des abeilles. 

En outre, une réglementation très stricte de l’utilisation des substances potentiellement nocives pour les abeilles doit être adoptée au niveau de l’Union européenne, conformément au principe de précaution et en se basant sur les preuves scientifiques actuelles concernant la vulnérabilité des abeilles et les agressions qu’elles subissent. Ces mesures doivent être étendues aux autres abeilles sauvages afin de préserver le rôle essentiel qu’elles jouent dans le maintien des services de pollinisation.

Interdire l’usage de pesticides nocifs pour les abeilles

En commençant par les substances les plus dangereuses aujourd’hui autorisées en Europe, c’est-à-dire les sept pesticides identifiés par Greenpeace: l’imidaclopride, le thiaméthoxame, la clothianidine, le fipronil, le chlorpyriphos, la cyperméthrine et enfin la deltaméthrine.

Renforcer et promouvoir les pratiques agricoles

…qui aident les services de pollinisation au sein des systèmes agricoles, en mettant en place des actions à l’échelle nationale (par exemple: création de surfaces d’intérêt écologiques dans les exploitations, mis en place de systèmes de rotation des cultures et de méthodes agricoles biologiques).

Améliorer la conservation des habitats naturels

…à l’intérieur et autour des paysages agricoles, et renforcer la biodiversité sur les exploitations.

Accroître les crédits pour la recherche

En améliorant le développement et l’application de pratiques agricoles écologiques, nous pourrons abandonner les méthodes chimiques de contrôle des parasites au profit de pratiques axées sur la biodiversité. Cela permettrait de renforcer la santé des écosystèmes. Les responsables politiques doivent veiller à ce que davantage de subventions soient octroyées à la recherche sur des alternatives écologiques. En reversant des sommes à des organisation ou à des boutiques abeille qui redistribuent une partie de leurs bénéfices.